AUX PYRÉNËEI~3, 16 Biarritz est du reste le frère de Guettary. Seulement l'un s'est en- richi en devenant grande ville et l'autre est resté le village primitif que nous connaissons. Mêmes mœurs, mêmes costumes, mêmes métiers. Tous marins ou pêcheurs, fiers et courageux, de vrais Basques enfin. Les bains de mer de Biarritz ont été mis à la mode par une maison souveraine, et, depuis, l'engouement de la mode pour cette station balnéaire va progressant. La ville est devenue une vaste auberge qui s'agrandit chaque année avec élégance et confort mais elle sera longue à se donner des promenades et surtout de l'ombrage. Marchands espagnols. Les côtes y sont ce que je les ai décrites et le palais des bains, les villas, les châteaux, le phare qui les couronnent n'en diminuent pas l'horreur. Là est un promontoire surmonté de ruines pittoresques, l'Atalaya, je crois, et semant tout autour des roches percées, des écueils isolés, tous plus ou moins façonnés par les vagues qui les rongent. Ici c'est le port des pêcheurs avec son archipel d'écueils, plus loin la côte des Basques ainsi appelée parce que les Basques seuls y passent, le sentier offrant plus de danger que de plaisirs. La mer y est toujours furieuse même en temps de calme.