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Titre : Le diable à Paris : Paris et les Parisiens à la plume et au crayon. Partie 2 / par Gavarni, Grandville...

Éditeur : J. Hetzel (Paris)

Date d'édition : 1868-1869

Contributeur : Gavarni (1804-1866). Illustrateur

Contributeur : Grandville (1803-1847). Illustrateur

Sujet : Paris (France) -- Ouvrages illustrés

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 4 vol. : ill. ; gr. in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k102689r

Source : Bibliothèque nationale de France, 4-Li3-165 (2) (B)

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30490880m

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30490880m

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Title : Le diable à Paris : Paris et les Parisiens à la plume et au crayon. Partie 2 / par Gavarni, Grandville...

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UN BAL A L'H.0'l'EL DE VILLE.

1i~

UN BAL A L'H4TEL DE VILLE

PAR GUSTAVE DROZ

A illaclame clc B* Ù S. (Imlre-ct-Goinc.)

J'y ai été, ma bonne chérie. J'avais une robe de mousseline blanche
toute garnie de petits bouillons une neige, une crème fouettée. Ajoute
à cela une large ceinture bleu-clair avec un noeud géant, comme on les
porte. Sylvani m'avait coiffée en mousse, c'est-à':dire que mes cheveux
étaient frisés, entortillés, mêlés, enchevêtrés ça ne ressemble à rien,
mais cela n'est pas laid du tout, et, ma foi, j'étais gentille. Paul me l'a
dit, je me le suis dit aussi j'étais gentillé, et je te permets de le
répéter..

Il faut te dire que la fète commence par un grand froid aux pieds.
Trois jolis quarts d'heure' de queue, on a beau dire, c'est long c'est
surtout long parce qu'on attend, parce qu'à' travers les glaces de la
voiture toutes couvertes de buée on aperçoit sur le trottoir des cen-
taines de curieux à l'œil moqueur, Qu nez rouge de froid, qui vous
regardent en riant. La lumière des becs de gaz se reflète sur tous ces
curieux; les sergents de ville pataugent dans la boue, courant de ci,
courant de là, tandis que les gardes à cheval, sous leurs manteaux à
grands collets, reçoiveut avec soumission la pluie du ciel, dont les
gouttelettes ruissellent en brillant sur leurs casques d'acier. Au
milieu de cette place boueuse et de ces- gens transis, dont une glace me
séparait, je sentais que je n'étais pas trop mal, et je m'en félicitais;
j'enfonçais mes pieds dans la fourrure, et je me faisais l'effet d'une
plante rare dans une serre bien chauffée, lorsque la neige tombe au
dehors.

Bientôt, j'ai aperçu la fôule plus éclairée, j'ai vu un plus grand
nombre de sergents de ville pataugeant, puis le roulement de la voiture
est devenu plus sonore, nous entrions sous unè voûte, et, après
avoir traversé une cour pleine de laquais courant et de chevaux piaffant,
87 -2G .95 ·

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, 4-Li3-165 (2) (B)

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