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VALENÇAY

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faiblement. JI a de la mollesse et ce qu'on appelle
du décousu il échappe à toutes les espérances
il hlaît beaucoup, ne satis f ait j amais et finit
par inspire~~ une sorte de pitié à laquelle se mêle,
quand o~a le voit souvent, un o°éel attachement. »
Comme l'analyse est fine et comme l'impression
est humaine

A en croire Chateaubriand, Talleyrand fut un
monstre. Si l'on écoute Vitrolles, il fut un vilain
homme. D'après madame de Rémusat, il fut un
pauvre homme. Pour ma part, entre ces trois liypo-
thèses, j'incline vers la troisième. Elle est la plus
vraisemblable. Talleyrand devait valoir mieux
que lui-~raëme; et cela n'est pas encore beaucoup
dire (1).

(1) Un article de ni. Geoffroy de Grandmaison, paru dans le
Correspondaul du 25 mai 1900 sous ce titre Les Pninces d'Es-
pu!~ne Ic Valect~a~, donne des renseignements inédits et très
curieux sur la. captivité de Ferdinand Vil dans le château de
Talleyrand.1\1. Geoffroy de Grandmaison montre que Napoléon
mit quelque malice à choisir Valenl;ay pour y interner les
Bourbons d'Espagne. Il constate aussi que la conduite de Tal-
leyrand et l'attitude de l'empereur ne permettent pas de penser
que-du moins à cette époque-Talleyrand s'indignât du guet-
apena de Bayonne.
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