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VALENÇAY

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propre et peut-être de vengeance, la placèrent
dans la ligne des grands intérêts publics ». Vi-
trolles veut parler d'Erfurth et de Vienne. Cette
psychologie est· à peu près la même que celle à
laquelle s'était arrêté Sainte-Beuve, sans d'ail-
leurs avoir lu Vitrolles dont les .~lémoire.s ne
furent publiés qu'en i884.

Selon Vitrolles, il n'était resté à Talleyrand ni
une amitié ni un dévouement. Vitrolles se trom-
pait. Les ~llémoires de madame de Rémusat l'ont
montré.

Talleyrand avait fait dans sa vie privée et pu-
blique une si large place aux femmes que celles-ci
eussent été terriblement ingrates si elles n'avaient
point plaidé pour lui les circonstances atténuantes.
A dire vrai, il n'avait eu à se louer ni de ma-
dame de Staël, il qui d'ailleurs il avait emprunté
de l'argent, ni de George Sand, qui l'a outragé
dans des pages d'une rhétorique intolérable (Lettres
cl'u~a z,oJagezcr). Mais madame de Rémusat l'a un
peu dédommagé de ces injures de bas-bleus.
Madame de Rémusat était liée à Talleyrand par
la reconnaissance. Le prince de Benévent fit beau-
coup pour la fortune de M. de Rémusat. D'autre
part, il daigna prendre plaisir à la conversation
de madame de Rémusat et, celle-ci l'avoue, sa
« petite vanité en fut très satisfaite. « On exa-
mina, dit-elle, cette petite femme de vingt-sept
ans, médiocrement jolie, froide et réservée clans
le monde, que rien d'éclatant ne dénonçait, dé-
vouée aux habitudes d'une vie pure et morale et
qu'un si grand personnage s'amusait à mettre en
évidence. »
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