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VALENÇAY

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échoué par l'intérêt seul des livres, il leur montre
des images peine inutile. Les princes préfèrent
« les exercices et les amusements qui font à la
campagne le charme des soirées d'été. »
A ces distractions se joignaient les « consola-
tions de la religion. » Ici, je ne puis me retenir de
citer ces lignes trop peu connues de Talleyrand
« La journée Iinissait par une prière publique à
laquelle je faisais assister tout ce qui venait dans
le cbàteau, les officiers de la garde départemen-
tale, et même quelques hommes de la gendarme-
rie. Tout le monde sortait de ces réunions avec
des dispositions douces les prisonniers et leurs
gardes priant il genoux, les uns près des autres,
le même Dieu, paraissaient se moins regarder
comme ennemis; les gardes n'étaient plus aussi
farouches, les prisonniers n'avaient plus autant
d'alarmes, peut-être même quelques signes d'inté-
re~t leur faisaient-ils concevoir un peu d'espérance. »
Il paraît que Napoléon témoigna une grande ir-
ritation de la manière dont les princes étaient
traités à Valencay. « Les personnes qui l'entou-
raient m'ont dit souvent qu'il ne parlait de Va-
1ençay qu'avec embarras, quand ses discours, ses
questions portaient sur ce lieu ». Mais Talleyrand
n'en continuait pas moins de braver la colère de
l'Empereur et de prodiguer les marques d'intérêt
et de respect aux prisonniers. Ceux-ci, dans leur
reconnaissance, lui offrirent un jour les vieux
livres de prière dont ils se servaient à l'église. Il
les reçut « avec une émotion qu'il n'aura jamais
la témérité ù' exprimer ». Réserve louable et déli-
cieuse.
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