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VALENÇAY

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ans auparavant, qu'il assigna comme résidence à
Ferdinand VII, à don Carlos et à son oncle don
Antonio.

Que Talleyrand ait accepté de donner l'hospi-
talité aux princes espagnols, cela ne saurait nous
surprendre Napoléon locataire du château,
payait un loyer considérable pour le logement de
ses prisonniers et le prince de Bénévent n'était pas
homme à négliger d'ajouter ce nouveau bénéfice
aux 495.000 francs d'appointements qu'il touchait,
chaque année, comme vice-grand électeur, grand
chambellan, prince de Bénévent et grand cordon
de la Légion d'honneur. Mais que Napoléon ait
confié la garde de ces princes à un homme qui
condamnait si vertement sa politique, qu'il ait
mis ses ennemis entre les mains d'un ministre
« disgracié » et qu'il ait maintenu, durant cinq
années, cette situation qui eût parù périlleuse
même à un souverain moins défiant que Napo-
léon, voilà l'objection..

Talleyrand l'a sans doute aperçue Dans
ses Ménaoires, il n'y il point répondu et pour
cause. Il ne pouvait nier qu'il eût été bel et bien
le geôlier des Bourbons d'Espagne, un bon geôlier
respectueux et plein de pitié, s'il faut l'en croire,
mais enfin un geôlier.

Le moment les princes arrivent à Valençay
« a, dit-il, laissé dans mon âme une impression
qui ne s'effacera point. Les princes étaient jeunes,
et sur eux, autour d'eux, dans leurs vêtements,
dans leurs voitures, dans leurs livrées, tout offrait
l'image des siècles écoulés. Le carrosse dont je
les vis descendre pouvait être pris pour une voi-
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