VAL[NfjAY ,t7 de son goût est proprement désolant. Dans une lettre publiée par Sainte-Beuve, il déclare admirer certains vers inspirés au général Dupont par une promenade au Jardin des Plantes et il cite no- tamment cette strophe qu'il trouve trés belle Quand on a vu les collections de Valençay, l'aménagement du clàteau, le choix des meubles, on s'aperçoit que Talleyrand, avec tout son luxe et tout son génie de brocante, n'eut qu'un goût misérable, un goût cl'homme d'État, presque le goût d'Adolphe Thiers. Le beau parc doit être l'ouvrage d'une femme, probablement de la du- chesse de Dino. Si Talleyrand goûta le charme de ces bosquets, ce fut pour la retraite fraîche et ombreuse qu'ils offraient à ses méditations on le voit clopinant sous les magniliques char- i-nilles, occupé à inventer et polir un de ces « mots » brillants qu'il amenait, ensuite, dans la conversation, « à tout propos et à tout ve- nant », et qui devait prendre place dans les Tal- le foa~t~lia~aa. Loin du rivage de Golconde, L'luite géant de ces déserts De sa solitude profonde Chérit l'image dans ses fers. Jamais son (~pouse enchaînée Ne veut d'un servile hyménée Subir les honteuses douceurs L'amour en vain gr onde et l'accuse Sa jalouse fierté refuse Des sujets à ses oppresseurs.