A TRAVERS LA FRANCE 38 médaillons. Il paraîtrait, au dire des vrcliéo- logues, que les sculptures de la collégiale, commencéès avant f530, ne furent achevée s qu'en 1541. Ce qui est certain, c'est que l'exécu- tion en est assez inégale. Sous le nom de tombeau des Bastarnay, on a, en 1875, élevé, dans la collégiale de Montrésor, un monument pour lequel on a utilisé un grand nombre de fragments de sculpture qui venaient sans doute de l'ancien tombeau {lémoli pendant la Révolution. Comme on manquait de tout document précis, on s'est inspiré, un peu au l~asard, cl'autres monuments de la même époque, Sur une dalle de marbre noir on a placé trois statues de gisants. Chacune des quatre faces a été décorée de quatre niches séparées par des colonnettes les unes droites et les autres torses. Sur trois faces, on a placé dans les niches des statuettes d'évan- gélistes et d'apôtres plus ou moins adroitement reconstituées une seule tète était intacte 1 Toute cette restitution fut terriblement aventureuse. On ignore qui sont les trois gisants. On ne sait pas s'ils étaient couchés sur la 11lème tombe ou sur trois tombes séparées. Le dessin architectural est de pure imagination, puisque l'on n'a aucune reproduction graphique de l'ancien tombeau. Quant aux statuettes des apotres, elles sont gau- chement refaites et les visages sout iueapres- sifs. Quand on vient de contempler quelques. uns des admirables fragments (lui subsistent de l'oeuvre ancieiiiie, comme la tète du plus âgé des gisants, et que le regard se reporte ensuite sur les sculptures fades et molles des