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A TRAVERS LA FRANCE

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qui contenait les restes d'Agnès et l'on raconte qu'il
brisa les mâchoires de squelette pour en extraire
les dents. Enfin, en 1801, le préfet d'Indre-et-
Loire réunit les débris du monument et les lit
déposer, avec l'urne, dans une salle de la sous-
préfecture, comme documents ad~ninistra~i fs. Le
tombeau a été réédifié à cette place en :1806. Le
sous-préfet de Loches a le droit et le devoir
d'étudier ses documents administrati fs.
Nous aurions grand besoin qu'on nous dît une
fois ce que nous devons penser d'Agnès Sorel. Elle
fut très belle sur ce point-là, tous les historiens
sont d'accord et le sculpteur qui la sculpta sur le
marbre du tombeau, la fit charmante. Mais que vaut
la légende qui l'a représentée comme la bonne con-
seillère du roi ? Fût-elle la « gentille Agnès », qui
au dire de François 1er, indulgent, et pour cause,
aux amours de Charles VII, poussa son roi à re-
couvrer son royaume ? Faut-il croire Brantôme,
Baïf et ce chanoine de Loches qui fit sur elle
mille sonnets latins, tous acrostiches? Beaucoup
d'historiens ont protesté; ils ont rappelé que, à
l'heure Charles VII connut Agnès, la plus
grande partie du royaume de France était déjà
délivrée et ils ont accusé la pauvre dame de Beauté
d'avoir vidé le trésor royal par ses « dilapidations
scandaleuses ». Que croire ? Je me défie des poètes
mais, l'autre jour, à Chinon, j'ai vu l'emplace-
ment de la petite maison que le roi av ait fait
construire pour sa maîtresse le logis devait être
modeste. Que croire ? Je souhaiterais qu'on me
tirât de cette perplexité. Sans doute, le rôle
d'Agnès Sorel. auprès de Cliarles VII n'est point
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