DE L'INDRE AU CHER 29 traces d'un cadran solaire dessiné en face clu sou- pirail, et des fragments de poésies. Curieux ves- tiges que nous contemplons en admirant l'indul- gence de ce bon roi Louis XII qui permettait à son ennemi, plongé dans ce terrible cul de basse-fosse, cle posséder quelques pots de peinture pour le di- vertissement de sa captivité. Ailleurs, dans un couloir qui conduit aux cachots, on nous signale cette invitation, dont on nous prie de savourer l'ironie ~'ntrès, lflessieurs, che~ le r·oJ nost~~e mestre et, ici, nous trouvons que, en effet, ce « mestre » était un « mestre » débonnaire qui to- lérait ces ironies. On attribue à Commynes cette autre maxime Dixisse me ali~uando ~roe~aituit, tacuisse ~tun~~uam, belle sentence, mais qu'on n'a point coutume de graver sur les murailles. Je serais moins enclin à diseuter l'authenticité des in- nombrables inscriptions dont des militaires, tristes ou sentimentaux, ont décoré certaines salles de la Tour Ronde, car le vieux chàteau de Loches a servi de caserne au commencement du dix-neu- vième siècle. Autlientiques ou suspects, ces graf- liti sont d'ailleurs une aimable distraction pour les visiteurs que ne passionne pas l'évolution de la fortification au moyen àge. La collégiale de Saint-Ours, v oilà la merveille de Loclies et une des merveilles de notre archi- tecture religieuse On ne sait pourquoi, après avoir si bien respecté la grande porte de l'église et conservé jusqu'aux traces de la peinture qui décorait jadis les allégories et les grotesques de l'archivolte, on a tant récuré, regratté, rafistolé les chapiteaux de la nef. N'importe le dessin de