I.A VALLÉE DE L INDRE 19 et consolé. Ses dettes récapitulées, il mesure l'effroyable tâche que lui imposent ses engage- ments avec les librairies et reprend son oeuvre. J'ouvre la correspondance de Balzac. En t832, une longue série de lettres nous font e-trer, comme de plain-pied, dans l'existence qu'il mène à Saché. Ses papiers rangés, il va se mettre à travailler « comme un cheval » et, tout de suite, il charge sa mère, demeurée à Paris, (le démarches, de courses, de recherches et de payements. « Je suis un galérien cle plume et d'encre, écrit-il à ma- dame Carraud, un vrai marchand 'd'idées. » Il termine le quatrième volume des Contes drola- tiques, surveille la réimpression des Chouans, prépare la Bataille (roman qui n'a jamais paru) et achève la Conversaüon entre onze heures et minuit. A sa mère, qui lui fait part des impa- tiences des éditeurs, il répond qu'il ne se repose jamais « A dix pages par jour, cela fait trois mois et, il vingt, quarante-cillt{ jours, et il est physi- quement impossible d'en écrire plus de vingt et je ne demande que quarante jours; et pendant ces quarante jours, j'aurai les épreuves de Gosselin. » En même temps, il songe à se marier avec une certaine madame D. mais madame D. ne viendra en Touraine qu'en automne et le projet est à vau-l'eau. En voici un autre. « Dans le but de se tirer tout d'un coup d'atfaire », il va écrire deux ou trois pièces de théâtre « C'est le plus grand malheur qui puisse m'arriver mais la né- cessité est la plus forte et il m'est impossible de m'en tirer autrement. Je verrai si je ne pourrais