CHINON 7 pas eu l'idée d'enlever aux rues leurs anciennes dénominations ? Il y a maintenant à Chinon une rue Voltaire, une rue Jean-Jacques-Rousseau, une rue Marceau Rabelais raconte qu'un jour Pantagruel, son maître, lui avant donné congé, il s'en vint « visiter son pays de vache et scavoir si en vie estoit parent sien aulcun ». Si l'ombre de Rabelais connait encore de ces nostalgies et re- vient à Chinoll, elle peut reconnaître les pavés des rues et les sculptures des maisons, mais elle doit s'effarer en voyant, au coin des places, quels pa- rents saugrenus lui ont découverts les Chinonais d'aujourd'hui. If Jf Sur la riv e gauche de la Vienne, nous suivons une magnifique sLVenue de grands peupliers, nous remontons le vallon Óù le Négron coule sous les saules et nous v oici en pleine province rahelai- sienne. Sur le coteau, que couronne un petit moulin à vent aux ailes rouges, le hameau de la Devinière quelques maisons de paysans. L'une de ces mai- sons appartenait à la famille Rabelais. Le clos, attenant au logis, a, depuis, été partagé entre plusieurs propriétaires. Le phylloxera l'a envahi et maintenant, le clos Rabelais est planté de vignes américaines i Il est facile de retrouver la vraie physionomie de la Devinière, Nous avons une estampe du dix- septi~me siècle représentant « la Devinière, à une bonne lieue de Chinon, à deux portées de fusil de