V AGANGES EN LIMOUSIN 7 Jusqu'alors l'heureux lauréat, de même que le commun des lycéens, avait passé les deux tierg des vacances à s'amuser, jouer, courir la plaine et les monts environnants avec les camarades de l'école primaire; et aussi à. 'recevoir, fêter et à rendre visite aux cousins, cousines et à toute la parenté des alentours, ainsi qué cela se pratique généralement en province. Que de bonnes parties de campagne, avec diners sur l'herbe, pêche aux écrevisses, mois- son de champignons, la girelle si délicate, si fine de goût, jusqu'à I'oronge, cette reine des crypto- games, qui se plaît particulièrement dans les châ- taigneraies du Périgord et du Limousin. La dernière quinzaine de septembre venue, c'était lanendange et dans les bas pays, le Périgord noir, où la vigne est inconnue ailleurs, où, hélas elle a disparu, ternie, dévorée par le hideux philloxera, les derniers jours des vacances étaient agrémentés de la cueil- let.te des' fruits d'hiver, et surtout des châtaignes et des marrons, dont on se bourrait, non, dont on se régalait avant de rentrer au lycée. Cette année-là, l~i. le docteur Fumel du Bouchet, le père d't, tienne; avait décidé d'employer une partie des vacances de son fils d'une manière un peu plus