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VACANCES EN LIItOUSIN

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Revenons aux bouchères de Limoges. Le plus
grand nombre a conservé la traditionnelle coiffe
blanche de linge uni, à peine empesé, aux larges ailes
tombantes, chères à leurs al'rière-grand'mèl'es,
ainsi que leur prédilection pour les couleurs vives
et voyantes. Par contre, entre elles, c'est à qui éta-
lera la plus brillante pacotille de bijoux d'or. C'est
même un spectacle assez original que la vue de
quelques-unes de ces dames chamarrées de colliers,
de croix d'or, de coeurs émaillés, les bracelets aux
bras, des émeraudes, des rubis aux doigts, et de
magnifiques diamants aux oreilles, vanter le bon
marché et servir deux sous de mou de veau. La
corporation des bouchers est, du reste, composée
de gens en général riches, et, comme ils s'allient
presque toujours entre eux, les fortunes se maintien-
nent. N'oublions pas, à leur louange, que, quand le
malheur et l'infortune frappent l'un d'eux et que
l'honneur est sauf, la corporation entière intervient
pour le sortir du mauvais pas et lui faciliter, par le
travail, le retour à l'aisance.

De nos jours, le quartier des, Bouchers n'existe
plus dans son originalité première, même comme il
y a vingt ans. Les fréquents incendies de Limoges,
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