VACANCES EN LIMOUSIN 50 dont le plus rigoureux est le démantèlement des remparts élevés à si grands frais par le proconsul romain Lucius Capreolus. Au xe siècle, la rivalité qui surgit entre l'évêque et l'abbé de Saint-1UarUal n'est entravée que par l'intervention de Guillaume d'Aquitaine, qui ruine son clnteau. Puis, en 1.1.03, c'est la ville qui brûle. Autant de désastres répétés, que suit nécessairement une complète décadence. Limoges ne compte plus guère pendant envirou deux cents ans c'est une ville sage ou oubliée, n'ayant plus d'histoire propre, parce qu'elle nèpa- rait pas valoir la peine qu'on s'occupe d'elle1 La guerre de Cent ans seule réveille les souvenirs à son sujet en l3iU, le pl'incc de Galles lui fait subir un siège désastreux, la contraint à merci, la brllle, la pille, la démantèle de nouveau, à cé point que la cité « n'avait plus même, six ans plus tard, constate 11. Célestin Port, un hôtel convenable poun loger le nouvel évêque ». Sa ruine s'accen- tuait ainsi de plus en plus. Une seconde période de deux cents ans de repos et d'obscurité lui permet à grand'peine de répal'er ses pertes et de végéter d'une existence à peu près tranquille. Mais l'intro- duction de la Réforme et la réaction violente tentée