VACANCES 'EN LIAIOUBIN 30 admettant que l'histoire ne soit pas vraie, elle est assez drôle pour éprouver plaisir' à la contiaître; c.eci fait, nous nous dirigerons vers la gare, afin de ne pas manquer le premier train pour Limoges. Sans aucun préambule, Antoine commença la lec- turc à la ligne précise que lui indiquait son père « ,lelaan, ou Jea~a de Chalus, troisième du nom, se trouvait en 1:165 à la cour de Louis VII. A la suite d'une débauche, il parut ivre devant ce prince et se permit quelques réflexions un peu dures sur. le despotisme religieux, et, dans le vrai, la matière était ample. Le fier monarque, irrité, de cette au~ dace, lui défendit de paraître devant lui ni àpied ni à cheval. L'imprudent seigneur fut obligé d'obéir et se retira dans sa terre de Clialus, en Limousin. Là, dans la solitude, son ambition se réveilla avec plus de force que jamais, et sa disgrâce se montra à. ses yeux dans toute son horreur. Cette condition, « ni à pied ni à cheval » lui parut aussi affreuse qu'invincible « ni à pied » lui interdisait la cour; ni à cheval » lui interdisait ~la guerre; et, pour les nobles de ce temps et de cette ignorance, la privation de la guerre, c'était perdre les deux tiers au moins de l'existence. Son génie, peu fécond en