V AOANCES EN LIMOU$IN 16 l'indolence et à l'insouciance de la gent limousine, si l'on s'en rapporte aux gens bien informée, co .que nous serons à même d'apprécier certainement au cours de notre excursion, chez elle le goût, et les aptitudes industrielles et mercantile's ont depuis longtemps succédé à l'apathie de la fin du siècle dernier. Beaucoup ont conquis la fortune, et l'ai- sance est générale. Certes, ici, comme ailleurs, il y a encore beau- coup à faire au point de vue de l'instruction et df}, l'hygiène. Il n'est pas rare, surtout dans les villages éloignés des grands centres, de voir le fumier vis! queux s'étaler jusque sur le seuil de la chaumière basse, humide, ouverte à tous les vents, où dans la journée habitent de compagnie le colon (métayer), sa femme, les enfants, porcs, chèvres et chiens. Toutefois, ce même colon mange quelquefois de la viande; elle lui était tout à fait inconnue. sur sa table, il y a cinquante ans, et en cherchant bien au fond de son tiroir, on trouverait en réserve quelques pièces blanches de cent sous et peut-être un ou deux louis d'or. Encore une génération, et le paysan limousin retardataire, de même que le paysan du Périgord, les deux cousins germains, occuperont