V ACANCE~ EN LIMOUSIN 15 la Seine. Les cimes touffues de ces arbres magni- fiques dont les collines sont parées, leurs masses orgueilleuses qui se reflètent sur la glace limpido des lacs, le calme majestueux de simplicité de tout !,e qui nous entoure, la rareté des habitants, qui prête à ces lieux la paisible solitude des forèts, tel est le charme imposant, tel est le magnifique tapis sous lesquels la terre dérobe ici sa nudité. Le pay- san du Limousin est un peu fait à l'image du sol d'un naturel doux, presque indolent, h>ès sobre, toujours pauvre, ce qui l'oblige à l'économie jusqu'à l'avarice; il vit et meurt pêle-mêle avec les brebis, les porcs et les vaches sans se soucier et peut-être sans se douter qu'il existe dés terres plus fertiles, un soleil plus ardent et des êtres aux goûts plus relevés. Aussi peut-on dire que le Limousin c'est le jardin d'un peuple sauvage planté par la nature. » Seule, cette dernière phrase, continua ~L Fumel en fermant le petit opuscule dont il venait de lire quelques lignes, dit suffisamment que le touriste de l'an cinquième de la République une et indivisible est le précurseur du style précieux de l'Empire. Ce qu'il dépeint au point de vue du paysage et du sol peut être encore vrài de nos jours; mais'quant à