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V AOANCES EN LIldOli9lN

iO

famille de l'instituteur sa reconnaissance d'une
manière sérieut}o et sincère. Depuis lors, une gym-
pathie constante s'était établie entre les deux mai.
sons. L'on se rendait les Un,(3 aux autres tous ces
petits services qui donnent 8. la vie de pl'ovincc son
agrément et qui en sont l'un des côtés les plus tou-
chants. Le docteur, par sa situation indépendante
et par l'élévation de son caractère, était devenu
le protecteur désintéressé de l'instituteur et de sa
famille. Il savait faire accepter ses bons offices et
ses services, sans jamais froisser l'amour-propre
et la délicatesse de l'instituteur.

Nous l'avons dit lU. Fumel avait décidé de con-
sacrer les vacances de t8B. à faire voyager notre
jeune lauréat.

Le ~0 août, les écoles communales primaires
étant entrées en vacances pour un mois, M. Lari-
vière et son fils Antoine étaient libres. Antoine, le
frère de lait d'Étienne, resté s'on meilleur ami à Bran-
tôme, âgé de quatorze ans, avait terminé ses études
primaires; son père le destinait à l'enseignement, et
il venait d'être admis, après un concours très sérieux,
en qualité d'élève de l'École normale des intituteurs
de Périgueux. Le docteur avait pour Antoine beau-
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