3~ VOYAGE LITTÉAAIAE Ail. 'rocellion de la fête- l'jeu. tant vantées dans le XIIIe & Àïye ficcles, & auxquelles on ell redevable de quelques inllitmions c~ui en portent l'empreinte, duoiquc déhsurccs par .lc d'tille religion mal entendue. Telle ett par exemp~c la fatneufe procd- fion de la Fête-Dieu à Aix. Le Roi René, Comte de Provence, l'infiima vers l'au i~G:; c'ell le cems où les frercs de la paflion repréfenroient les myftcrcs fur le théâtre de Paris. Ce Prince ne voulut pas que fa l'ieufe farce fiu bornéc dans l'enceinte d'une place ou.d'unc falle; il lui donna touce la ville pour lieu de la fcene, & cinq jours.de lice pour amufer le public; car ces jeux commencent le dimanche de la ,Trinité; d'où vicnt qu'on dit: lorc jor~r. dc la trinita Ici diables s'a.(%ajortn, c'eit- a-dire le jour de la Trinité les diables s'eO:'1icnt, afin que tout foit en état de roître le jour de la Fête-Dieu. Voici la marche de cette procellion. Un roi,. vêtu d'une longue robe blanche, la couronne en tête, paraît le premier el1tour~ d'une douzaine de diables, qui le harcelent avec de lon~ues fourches. Ce Prince faute tantôt d'un côté, tantôt d'u11 autre, fe fervant comme