s; 3' DE PROVENCE. la chùte & le mugitrement De ces ondes ptlcipitres Des men pu l'orage Initres Imitent le frénilfrcment. Mais bientôt moins tumulrueurc: Et S'attoucifrant i nos yeux cette foutaine metveilleure N'cR plus un torrent furieux s Le long des campagnes fleuries Sur le fable 8c fur les cailloux Elle euelfe les pratrles Avec un murmure plus·doux. Alors elle (oulfre fans peine Que mille dllrérens canaux Divifcur au loin dans la plaine le uEfor ftcoml de Ces eaux. Son onde toujoun épurée Arroranr la terre altérée Va fmlliru les Iillon. De I.t plus riante conrrEe. T-ontalne de Vauclufe. L'eau de cette fontaine eft claire & pure comme le cryftal, & ne forme ni mouffe ni dérôt. Cependant elle ne vaut rien pourboire, tant elle eft crue, pe- fante, indigefle mais elle eft excelle me pour la tannerie & la teinture & fair croître une herbe qui a la vertu d'en- graiffer les bœufs & d'échauffer les pou- lcs propriétés dont il eft parlé dans Pline ~c dans Strabon. Les habitants de Vauclufe ne man-