VOYAGE LIITfiRAIRE. ,8. Ai'rlsla fondation de Marrcille. Il. de tr. r. P' foi & '~1. Alors on vit naître des befuins, des intérêts & des vices inconnus. aupara- vant il fallutavoir desarts méchal11ques pour cultiver la terre; des loix pour ré- gler les différences niatiieres de polTéder & d'acquérir; une Police pour contenir des hommes réunis dans la même en- ceinte Les Marfeillois ayant éclairé les Provençaux fur tous ces objets les maurs commencercnt a s'adoucir & la Province fe peupla; car, il ne tiut pas s'imaginer que la population foit nom- breufe chez des Sauvages elle ricnt plus la fociéré qu'à la nature; & li les hom- mes fe mtillieliciit, c'cll: lorfque le com- merce l'agnculture & les arts les met- tenr en crat de fc défcndre tR de fe fe- courir mutuellement. Ces caufes de la populadol1l1'exill:oientjJ3S dausles Gan.. les fix cents ans avant J. C., c'eft-à-dire dit tems de la fondation de Marfeille. Les Habitants palfoient fix mois de l'an- née dans une profonde oi ivrtc confu- mant le peu de provifions qu'ils :\voienr recueillies fur b fin de l'éré, & qui con- fifloiciit en bled & en légumes encore ces légumes n'étoient-ils pas auJ1i multi- pliés qu'ils le font aujourd'hui; nous cn cotiiioifl'oiisuil grand nombre de variétés