D E P n 0 V s rr c E. J plus probable, c'eft que les Habitans n'avolent ni Villes, ni Arts, ni Police; qu'ils lie connoitfoicnt d'aucre loi que la force; d'autre regle que le befoin. Ceux qui habitoient les côtes, & qu'on appel. lait Liguriens, vivoienc de la pêcfle 3c de la piraterie; deux profeffioils, dont l'une excluoid'amour du travail, & l'au- tre la bonne foi & l'iltiniaiiité. Les Habirans des montagnes, errants & chaffeurs, toujours en guerre avec les bêtes fauves, difpucoienc avec elles de courage & de férocité. Dans la moyenne région de la Pro- vence on étoit moins gro(lrer le fol t~t le befoiii invitant à la cultUre des plan- tes annuelles, on avoir quelque idée de la propriété & cette idée, toute confufe qu'elle étoit, en fuppofe beaucoup d'au- tres. Ils liabitoient fous des cabanes épar- fes, grollicremenc confiruites, & cou- vertes de terre graire & de roC caux. Ce furent les Phocrens, fondateurs de Mar- feille, qui leur apprirent à fe ralfemblcr dans des Villes, à cultiver la vigne & l'olivier, & une infiiiité d'arbres frui- tiers, avec beaucoup d'el¡1ce .'s de légu- mes apportés de la Grece. A ij