-VOYAGES TH$S-B3THAOHDIAAIH6S. où; comme en un.cadré magique, s'épimouÏssaient toutes les beautés de la zone tr,opicale, tout. ce que le soleil de l'équateur peut faire éclore de, fle~ écla1;antes, de plantes merveilleuses, d'arbres géants et de lianes mille et mille fois entrelacées 1 Quatre petits 'singes. de tailles diffé~ntes gambadaient sur l'herbe, se pendaient en passant aux lianes tombantes et se 'poursuivaient autour des cocotiers sous l'œil p~tecteur de leur père et de leur mèeë, personnes plus 1 ¡ graves, qui se contentaient, pour marquer leur joie du retour du beau ¡ temps, de balancer avec un air de quiétude parfaite le panache ondulant de i leur arrière-train. Là mère, belle guenon d'une taille élégante et d'un port gracieux, tenait ¡ entre ses bras un cinquième rejeton, qu'elle allaitait en marchant avec une- l' ¡ candeur et une sérénité dignes de tenter le ciseau d'un Praxitèle. Tout à'coup ce calme fut troUblé I. Le père, à.la vue d'un objet élendu sur la plag~, fit deux ou trois cabrioles sur la lète, ce qui, chez les singes de ces contrées éloignées, sert à manifester l'étonnement le plus colossal; la a mère, sans quitter son nourrisson, et les quatre petits singes en même temps, 1