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ciel en fureur, qui crevait en trombes. épou9antable~ sous, le pows des-
-quelles les plus hautes vagues é'éc`roulaient avec frac,as da:~s des toûrbillons'
d'écume.
Quelques fragments de mâts, des bordages de navires et des tonneaux,
surnageant çà et là, indiquaient, hélas 1 que le génie des tempêtes n'était
pas rentré bredouille dans ses antrés profonds. s
Cepèndent, parmi les débris, une singuli,ère é~ave montrait, tantôt
lancée à la érète des vagues,,et timiôt disparaissant lè~rvé~lées creusées
entre les monstrueuses lanie-s. .( c::
cette épave était tout'simplement un bèrceâù, et-ce berceau coptenâit nu

enfant bi~n,énvel6~pé dàs s~,i:gés et ¿coli~è~'t.a,tiacihé.

enfant bien ënvelôppé daàs ses.lâ_ngés ét '¡.-

Cet enfant dormait à pôingâ_-fermés sana pa:tà.Jtrë trouver de différence
entré manière emploÿée par l'~c"èah.p(lIir le ,bètcêr, el ~~le de sa- nour-
rice.. 'd.<< w a
Les heures passaient. le berceau, par miracle, n'avait pas sombré,
l'océan le ballottait toujours. 'c '1

L'orage s'était éa-1 imé, le ciel, débroüil an-t péu' à peiI,pe~ettait d'aper-
cevoiLnne longue ligne de rochers émergeant à l'horizon. Le frêle navire,
évidemment poussé par les courants, sedirigeait vers un port inespéré 1
Peu à peu la côte devenait plus visible, elle se découpait en falaises abri-
tant de petites criques le flot se montrait plus calme, mais il fallait, pour
arriver jusqu'à elle, passer sans s'y briser une ligne-de,récifs:madréporiques
sur lesquels écumaient des tourbillons de vagues.

Enfin le berceau passa, et, toujours accompagné de fragments de mAts,
alla échouer à la côte; une dernière lame le lança assez haut sur le sable, le
laissa à sec et. le marmot, soudainement réveillé par la cessation du mou-
vement, cria pour la première fois à pleine gorge.

C'était la fin du jour; le soleil, qui n'avait pas paru de la journée; semon-
trait alors, et, parvenu à la fin de sa course, se disposait à éteindre ses longs
rayons d'un éclatant jaune orangé, dans les flots du l&rge.'
Pour profiter de cette heure de calme délicieuse après une journée
d'orage, et aussi pour prendre un peu d'exercice après le repas du soir, une
honorable famille de singes se promenait sur la plage humide, en admirant
les beautés du soleil couchant.

La nature entière semblait leur domaine, ils paraissaient jouir en tran-
quilles propriétaires qu'aucune crainte ne peut troubler, du site admirable
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