60 VOYAGES TÎ1ÈS~ÈXTÜÓÍII;n-'AIiu;:s.
Il vit encore s'écria Farondoul,' à l'ceuvre, mes amis 1
Les coups de hacbeÎ)leuvaièntCoo:.ine la' grêlé sur la coquille delÍlÍuUre,
qui se dérendliit faiblement avec ees gattés; biBntOt ell~'s'éntr&-b,àill~ légère-
meut pour respirer et .quelques âccènts é~o~8'és 8Ortil'C~t du" 'Monstre; c'était
Mandibulqoi criait A moi J. j'ai la perle I y
FaraÕdoill avait' âttaqué l'huHre à la charnière, la coquille ',s~pé~eure
sauta 1 Ori la souleva à force dé bras et l'intérieur do farouche animaI éppâ-
rut enfin; lé lieüténant Mandibul, dans 'un triSte état, fut çùlèié 6.meùt
pendant que l'on achevait l'huttfe à coups de revolver.
U lieutenant Maudibul avait conquis une perle gr(iS8ec~mmela tétel 1 A
la suite de cette aventure, il dut garder le lit pendant quelques jO~i!, ce qui
le chagrina fort.
La Béllé Leocadie avait repassé le détroit de Torrès, et se trouQait encore
à l'eDtréede la mer de la Sonde.
ventre de phoque 1 grom-
melait le l1eÍiténant Mandibul sur
son lit dé douleur, j'ai autrefois
laissé tomber-à l'eati dans ces
envimns, une pipe à laquelle je
tenab beaucoup, je l'aurais peut-
ôtre bien retrouvée avec nos sca-
phandres 1
Le trois-màl8 :courait des bordées non loin de 1'i1e de Timor, de l'archi-
pel delacSo~de; sans que Saturnin¡:devenu soudainement amateur de pro-
meDa~es~ús-mo.rinesso~taires,cousenUt à quitter "ces para~~angëreux.
Sur les Cartes, lpe de ,Timor' a?PÆLrtieDt pour moitié aux. -Hdllaiidais,
maîtres de tout l'archipel, et pour moitié aux Portugais, c'est-à-dire que ces
delJx:mitions ~ossèdent.quelques comptoirs sur les côtes. En réalité; 1'Il~ en-
Hère, terre et population, appartient au Rajah, le vieux et faronche Râ-Tafiâ,
monarque excessivement absolu,'q~. moyennânt-qùelqueà ctincëésio~8, pér-
met sux PoTtuge,is 'et aux Hollandais de comÓ1e~er~urcértains points de la
ébtë.: 9m =
Ra-Tafia', vieux MataÍ('à barbe' blanche, am~tè~r de piraterie au 'temps
de sa vèi1.é jeunèsse, paSse maintenant. sa vie c-onflné dans son palais entre
ses femmes et ses bouteilleS de liqueurs ;sespeüples l'aècusent de favoriser
les' HollandiUS au détrimént des Portugais, en- ree'o .a -n-ai 5'8 a -n e1e du tribut en
curaçao payé par le gouvernement batave. Nous ne nous périn'ettronsp8!Í de
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-602