VOYAGES TRÈS-EXTRAORDINAIRES. ¡ 59 1 primé et un bon poignard ,à,la ceï.n~I!8, les marine se lançaient sur les roches, visquense3, dans les autres habités par des monstres inconnus à ~1'homme, tels que l'imagination la plus déréglée peut seule en rèver. ho- lI1a~~s. de s~ mètres, crocodiles de mer, poulpes-torpilles, crabes à mille pattes, serpents marins, éléphants à nageoires, huitres géantes, etc. Des combats terribles furent livrés à ces hideux animaux. Une de ces rencontres faillit même être fatale au lieutenant Mandibul: on venait de me~t~ à mort un serpent d'une quinzaine de mètres, qui, bien que surpris en pleine digestion d'un crocodile de mer dont la queue sortait encore de sa Q~erre ~oaer l Mandibul, si c'est une huUre perlière, ma fortune est faite 1 Et marchant au-devant de l'huUre, il la saisit par la coquille supérieure en plongeant le bras armé d'un poi~nard dans l'entre-bAillement. Horreur! l'huttre s'ouvrit toute grande et avala le lieutenant Mandibul d'un seul coup; Saturnin Farandoul heureusement avait tout vu, avec les 'quatre matelots il accourut sur l'huitre quis'était arrêtée et semblait savou- rer voluptueusement le pauvre MandÍbul. Cependant une sorte de remue-ménage intérieur s'entendait en collant l'oreille sur la coquille. gueule, s'était bien dé- fendu, lorsque l'atten- tion des marins avait été appelée soudain parl'en- trée en scène d'un étran- ge animal C'était une huitre gi- gaIltesque de trois mè- tres de diamètre, très- bombée, accourant en trottinantsursixcourtes pattes; sa coquille en- tr'ouverle laissait aper- cevoir deux yeux ronds et fixes où se lisait la plus grande férocité. Ventre de phoque 1 murmura le lieutenant Mandibul, si c'est une