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xox6age T~aS-BXTBAORDI"AIBES.

On metwt le cap sur toute terre signalée par ia %igie, à moins qu'elle ne
fC1~ reconnue pour être habitée. Ce fut à.insi qu'un jour la Belle L~ocadie
aborda dans une ne absolument, déserte et non portée sur les carteS.
Comme à l'lle aux Singes, une barrière de récifs en défendait les abords,
mais quand cette barrière était passée, la mer, absolument ca1me,'permettait
de jeter l'ancre en toute sécurité.

La côte se découpait en falaises ~cailleuses et en plages, les cocotiers
descendaient jus(¡ne sur le sable; au delà des cocotiers, moutonnaient des
collines Couvertes de la plus luxuriante végétation, une immense forêt vierge
couvrait l'ile à perte de vue, et s'étendait jusque sur les pe,~tes d'une sorte
de piton volcanique, montant à 250 mètres au-dessus des flots.
Une petite,rivière serpentait à travers. le- bois, ses, eaux limpides et mur-
murantes venaient seljewr dans l'Océan, sur une plage du: sable le plus fin.
P8l't9ut autour de l'IIe," le sol, à quelques mètres du bord s'enfonçait
rapidement, comme si l'ile elle-même n'eClt, été que le somwet d'une-mon-
Lagne émergeant des flota.
CeLte grande profondeur permit à la Belle L2ocadie de mouiller très-
près du bord; cela: donna aussi à Farandoul l'idée de profiter du- port tran-
quille e:s8r fourni par cette côte hospitàlière, pour faire à son trois-mAts
quelques opérationa-de radoubage nécessaires.

Le navire fut solidem~nt établi sur le sable, et les calfats et charpentiers
du bord se mirent à l'œuvre sous la direction du lieutenant Mandibul.
Saturnin .Farandoul et le rested.e l'éq,uipage se livrèrent à l'exploratiôn
de l'lle; Saturnin, tout en retrouvant ~'peu près la Dore de l'lIe aux 'S'I.Ugeai
avait bien vite reconnu que ce ne pouvait être celle de son enfance. Si de loin
elle avait dans sa conflguration générale, certains points~e ressemblance
avec celle-ci, cette vague ressemblance i3'était dissipée 8uXpremièrès courses
dans les rochers l
,L'lIe semblâit, inhabitée, aucune tribu de. singes ne hantait la foet.
D'autres animaux, kanguroos, opossums, bondissaient sous bois d'innôm-
brables tortues d'une taille mOlÍstrueuse se promenaient lente~Emt,' sur les
bords de la rivière; ces tortues avaient même, à la longue, tracé d~véritablcs
sentiers entre la montagne et la côte.
Pendant que Farandoul se livrait avec ardeur' au plaisir de la c~a~se, les
.matelots s'amusaient à jouer tous les tours p~ibleS aux pauvres tortues,
sans ,compter celui d'en apprêter chaque jour une en succulent potage.
Quand ils en surprenaient sur le riv~ge, les matelots, leur passant des
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