VOYAGES TBBs-EX-TBAOBDIlU1BES," .4 firent de même une demi-douzaine de tours et tombèrent à. quatre pattes presque effrayés l" r: 1, C'est que l'objet aperçu par le singe remuaÏl et se débattait en' faisant avec les bras et les jambes une sorte de mouliuet dése8pé~, 'comme' celui 'qu'exécutent les crabes quand on leur fait la maiwaisé. piàmt~rie ~d-6 les coucher sur le dos. C'était notre connaissance de tout à 1'heüié, le jeune et uitéremt naufragé qui, réveillé par l'abordage, manifestait on ne esit quels senti- ments. Le papa orang-outang, cùc'était IlDè famille d'~rangs-outangs que nous venons de présenter à nos le~te~, fit prude~ent le tour deœt objet in-. quiétant avant de laisser sa famille en approcher, ,pois ju~t Jé. chose à peu près ,sans danger, il appela la. mère d'un signe ràééurânt et lui montra le berceau en s grattant le nez d'un air e~~rrÍt.s~ Que pouvait être l'animal inconnu que. la mer venait ainsi d'apporter sur la grève'1 C'était ce que parut se demander toute la famille réunie en cercle autour du ber,ceau pour tenir-conseil. Les petits; au èomble de la surprise, ne pensaient rien du tout, mais cherchwent à ,deviner s..t¡' la'Bguw de leurs pa- rents le résuliat de ces réflexions. Enfin le père, avec toutes les précautions possibles pour. ne pas être mordu, prit délicatement le petit naufrigé qui gesticulait toujours, il le tira du berceau par une jambe et le'p8BSa à la guenon; celle-ci le regarda long- temps, le mit à cOté de son dernier né, compara, réfléchit, et par quelques hochements de tête significatifs, montra qu'elle considérait -.cette nouvelle race de singes comme bien inférieure en beauté plastique à la famille des orangs. Le petit naufragé criait toujours, malgré les agaceries des jeunes singes, qui, tout à fait rassurés maintenant, auraient bien voulu faire une partie avec ce nouveau ,camarade. La guenon comprit la raison de ces cris; pas'sa~t alors s'on'n'ourrimon au .père, elle.prit l'enfant, et par un beau mouvement d'une 'maternelle' ,bonté, elle lui donna généreusement à teter. 0 joie pour le petit naufragé 1 Depuis bien des heures il 6iT~t sans nour- rilure à la cime des vaS1:1es, la faim le, tourmentait, il put enfin se rassasier 1 il but tant et tant qûe, tout à f!Í.ii réconforté, il finit par e'endormir sur le sein de son étrange nourrice. Pendant ce temps', les petits singes avaient fouillé le berceau, pour voir