~OYAG$S TRÈS -EXTRAORDINAIRES. 49
avait trouvé un inoyen de sauver tout le monde, qu'il était parti pour
mettre à exécutionm son projet, et qu'il avait seulement demandé à ses matelots
de l'attendre patiemment sans risquer de combat inutile. `.
On devait énergiquement repousser toute attaque s'il s'en'produisaitune
et tirer sur tout pirate à portée.
Famndoul fut absent pendant deux semaines, deux semaines pendant
lesquelles les forbans, sans recommencer l'assaut, cherchèrent par tous les
moyÍms à gêner les marins de la Belle L2ocadie. Le lieutenant Mandihol
ne cessa point de rager pendant cette quinzaine quant aux matelots, ils ne
rêvaient que sorties et combats à. la hache 1
L'id(e de Bora-Bora.
'Bie.ntôt la situation, dé critique devint terrible 1
L'inferual'Bora-Hora eut une idée, lui aussi, et nous allons voir dans
quelle lamentable siimition elle mit les marins.
Un matin, deux cents pirates escaladèrent la montagne par le revers, et
vinrent s'établir juste au~dessus de la plate-forme, l'endroit oùjaillis,sait
III source, quidescendait dans la grotte par les' fissures du roc.
Les misérables avaient apporté leurs marmites et de fortes provisions de
bois sec. Douze feux furent allum4 sur lesquels ils installèrent douze grandes
marmites, remplies à. déborder de l'eau de la source.
Quelle diablesse de cuisine font donc ces brigands, ventre de phoque 1
grommelait le lieutenant Mandibul.
La réponse ne se fit pas attendre.
Soudain, une douche d'eau bouillante tomba sur les malheureuses tortues
7° Lw.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Y2-602