Fermer
Aucun mot recherché, veuillez saisir un terme.
Fermer
Accueil Consultation

Notice complète

Fermer

Titre : Mémoires d'Outre-tombe ([Numérisé en mode texte]) / Chateaubriand

Auteur : Chateaubriand, François-René de (1768-1848)

Éditeur : Acamédia (Paris)

Date d'édition : 1997

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : text/html

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k1013503

Source : Acamédia

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37304286x

Provenance : bnf.fr

Fermer
Affichage
Affichage
Première page Page précédente
Pagination
Page suivante Dernière page (Vue 28 / 617)
Télécharger / Imprimer
Fermer la popin

Téléchargement

Vous avez la possibilité de récupérer un fichier informatique contenant plusieurs pages de l'ouvrage. Ce fichier peut être au format Acrobat PDF, JPEG monopage ou texte non structuré txt. Vous pouvez ainsi consulter le document sous ces différents formats et les imprimer.

Choisissez le format du fichier:
PDF
JPEG (Seulement page à page sur la page en cours)


Choisissez de télécharger :
le document entier
une sélection du document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation Commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Fermer
Contribuer

Signaler une anomalie

Vous souhaitez signaler une anomalie sur le document suivant :

Titre : Mémoires d'Outre-tombe ([Numérisé en mode texte]) / Chateaubriand

Auteur : Chateaubriand, François-René de (1768-1848)

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1013503/f28


Merci de décrire l'anomalie rencontrée le plus précisément possible, grâce aux propositions ci-dessous et/ou à la zone de commentaires.


Nature du problème :

Données bibliographiques erronées

Incohérence entre les données bibliographiques et le document affiché

Image(s) floue(s) ou tronquée(s)

Document incomplet ou page(s) manquante(s) :

Table des matières incohérente ou incomplète

Problème de téléchargement

Document inaccessible

zoom

OCR/texte

mode écoute

mode plein écran

autres (à préciser dans le champ commentaires)

Autres (à préciser dans le champ commentaires)


Commentaires :



Laissez nous votre courriel afin que nous puissions vous répondre:


Veuillez recopier les caractères que vous voyez dans l'image.

La saisie n'est pas conforme à l'image affichée

Fermer
Commander
Fermer la popin

Commander

Pour obtenir un tirage de ce document ou le fichier numérique en haute définition auprès du departement de la Reproduction de la BnF : Cliquer ici

Fermer
Aide

Envoyer par courriel

Fermer
Un courriel a été envoyé au destinataire Suite à un problème technique, le courriel n'a pas pu être envoyé. Veuillez réessayer, s'il vous plaît.
Fermer

Module de recherche

Cliquez ici pour replier le module de recherche vers la gauche ou pour l'ouvrir

Résultats de la recherche

Rechercher dans ce document

1 L 3 Chapitre 8


Manuscrit de Lucile.

Dans les premiers enchantements de l'inspiration, j'invitai Lucile à m'imiter. Nous passions des jours à nous consulter mutuellement, à nous communiquer ce que nous avions fait, ce que nous comptions faire. Nous entreprenions des ouvrages en commun ; guidés par notre instinct, nous traduisîmes les plus beaux et les plus tristes passages de Job et de Lucrèce sur la vie : le Taedet animam meam vitae meae , l' Homo natus de muliere , le Tum porro puer, ut saevis projectus ab undis navita , etc. Les pensées de Lucile n'étaient que des sentiments ; elles sortaient avec difficulté de son âme ; mais quand elle parvenait à les exprimer, il n'y avait rien au-dessus. Elle a laissé une trentaine de pages manuscrites ; il est impossible de les lire sans être profondément ému. L'élégance, la suavité, la rêverie, la sensibilité passionnée de ces pages offrent un mélange du génie grec et du génie germanique.

L'aurore.

" Quelle douce clarté vient éclairer l'Orient ! Est-ce la jeune aurore qui entrouvre au monde ses beaux yeux chargés des langueurs du sommeil ? Déesse charmante, hâte-toi ! quitte la couche nuptiale, prends la robe de pourpre ; qu'une ceinture moelleuse la retienne dans ses noeuds ; que nulle chaussure ne presse tes pieds délicats ; qu'aucun ornement ne profane tes belles mains faites pour entrouvrir les portes du jour. Mais tu te lèves déjà sur la colline ombreuse. Tes cheveux d'or tombent en boucles humides sur ton col de rose.

" De ta bouche s'exhale un souffle pur et parfumé. Tendre déité, toute la nature sourit à ta présence ; toi seule verses des larmes, et les fleurs naissent. "

A la lune.

" Chaste déesse ! déesse si pure, que jamais même les roses de la pudeur ne se mêlent à tes tendres clartés, j'ose te prendre pour confidente de mes sentiments. Je n'ai point, non plus que toi, à rougir de mon propre coeur Mais quelquefois le souvenir du jugement injuste et aveugle des hommes couvre mon front de nuages, ainsi que le tien. Comme toi, les erreurs et les misères de ce monde inspirent mes rêveries. Mais plus heureuse que moi, citoyenne des cieux, tu conserves toujours la sérénité ; les tempêtes et les orages qui s'élèvent de notre globe glissent sur ton disque paisible. Déesse aimable à ma tristesse, verse ton froid repos dans mon âme. "

L'innocence.

" Fille du ciel, aimable innocence, si j'osais de quelques-uns de tes traits essayer une faible peinture, je dirais que tu tiens lieu de vertu à l'enfance, de sagesse au printemps de la vie, de beauté à la vieillesse et de bonheur à l'infortune ; qu'étrangère à nos erreurs, tu ne verses que des larmes pures, et que ton sourire n'a rien que de céleste. Belle innocence ! mais quoi, les dangers t'environnent, l'envie t'adresse tous ses traits : trembleras-tu, modeste innocence ? chercheras-tu à te dérober aux périls qui te menacent ? Non, je te vois debout, endormie, la tête appuyée sur un autel. "

Mon frère accordait quelquefois de courts instants aux ermites de Combourg : il avait coutume d'amener avec lui un jeune conseiller au parlement de Bretagne, M. de Malfilâtre, cousin de l'infortuné poète de ce nom. Je crois que Lucile, à son insu, avait ressenti une passion secrète pour cet ami de mon frère et que cette passion étouffée était au fond de la mélancolie de ma soeur. Elle avait d'ailleurs la manie de Rousseau sans en avoir l'orgueil : elle croyait que tout le monde était conjuré contre elle. Elle vint à Paris en 1789, accompagnée de cette soeur Julie dont elle a déploré la perte avec une tendresse empreinte de sublime. Quiconque la connut, l'admira depuis M. de Malesherbes jusqu'à Chamfort. Jetée clans les cryptes révolutionnaires à Rennes, elle fut au moment d'être renfermée au château de Combourg devenu cachot pendant la Terreur. Délivrée de prison, elle se maria à M. de Caud, qui la laissa veuve au bout d'un an. Au retour de mon émigration, je revis l'amie de mon enfance : je dirai comment elle disparut, quand il plut à Dieu de m'affliger.

 


Partager

Permalien sur ce document

Permalien sur cette page

Vignette exportable
Envoyer par courriel

Blogs et réseaux sociaux

Ajouter à mes documents

null null null
Fermer