Fermer
Aucun mot recherché, veuillez saisir un terme.
Fermer
Accueil Consultation

Notice complète

Fermer

Titre : Mémoires d'Outre-tombe ([Numérisé en mode texte]) / Chateaubriand

Auteur : Chateaubriand, François-René de (1768-1848)

Éditeur : Acamédia (Paris)

Date d'édition : 1997

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : text/html

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k1013503

Source : Acamédia

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37304286x

Provenance : bnf.fr

Fermer
Affichage
Affichage
Première page Page précédente
Pagination
Page suivante Dernière page (Vue 22 / 617)
Télécharger / Imprimer
Fermer la popin

Téléchargement

Vous avez la possibilité de récupérer un fichier informatique contenant plusieurs pages de l'ouvrage. Ce fichier peut être au format Acrobat PDF, JPEG monopage ou texte non structuré txt. Vous pouvez ainsi consulter le document sous ces différents formats et les imprimer.

Choisissez le format du fichier:
PDF
JPEG (Seulement page à page sur la page en cours)


Choisissez de télécharger :
le document entier
une sélection du document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation Commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Fermer
Contribuer

Signaler une anomalie

Vous souhaitez signaler une anomalie sur le document suivant :

Titre : Mémoires d'Outre-tombe ([Numérisé en mode texte]) / Chateaubriand

Auteur : Chateaubriand, François-René de (1768-1848)

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1013503/f22


Merci de décrire l'anomalie rencontrée le plus précisément possible, grâce aux propositions ci-dessous et/ou à la zone de commentaires.


Nature du problème :

Données bibliographiques erronées

Incohérence entre les données bibliographiques et le document affiché

Image(s) floue(s) ou tronquée(s)

Document incomplet ou page(s) manquante(s) :

Table des matières incohérente ou incomplète

Problème de téléchargement

Document inaccessible

zoom

OCR/texte

mode écoute

mode plein écran

autres (à préciser dans le champ commentaires)

Autres (à préciser dans le champ commentaires)


Commentaires :



Laissez nous votre courriel afin que nous puissions vous répondre:


Veuillez recopier les caractères que vous voyez dans l'image.

La saisie n'est pas conforme à l'image affichée

Fermer
Commander
Fermer la popin

Commander

Pour obtenir un tirage de ce document ou le fichier numérique en haute définition auprès du departement de la Reproduction de la BnF : Cliquer ici

Fermer
Aide

Envoyer par courriel

Fermer
Un courriel a été envoyé au destinataire Suite à un problème technique, le courriel n'a pas pu être envoyé. Veuillez réessayer, s'il vous plaît.
Fermer

Module de recherche

Cliquez ici pour replier le module de recherche vers la gauche ou pour l'ouvrir

Résultats de la recherche

Rechercher dans ce document

1 L 3 Chapitre 2


Collège de Dinan. - Broussais. - Je reviens chez mes parents.

J'ai dit mon retour à Combourg, et comment je fus accueilli par mon père, ma mère et ma soeur Lucile. On n'a peut-être pas oublié que mes trois autres soeurs s'étaient mariées, et qu'elles vivaient dans les terres de leurs nouvelles familles, aux environs de Fougères. Mon frère, dont l'ambition commençait à se développer, était plus souvent à Paris qu'à Rennes. Il acheta d'abord une charge de maître des requêtes qu'il revendit afin d'entrer dans la carrière militaire. Il entra dans le régiment de Royal-Cavalerie ; il s'attacha au corps diplomatique et suivit le comte de La Luzerne à Londres où il se rencontra avec André Chénier : il était sur le point d'obtenir l'ambassade de Vienne, lorsque nos troubles éclatèrent. Il sollicita celle de Constantinople ; mais il eut un concurrent redoutable, Mirabeau, à qui cette ambassade fut promise pour prix de sa réunion au parti de la cour. Mon frère avait donc à peu près quitté Combourg au moment où je vins l'habiter.

Cantonné dans sa seigneurie, mon père n'en sortait plus, pas même pendant la tenue des Etats. Ma mère allait tous les ans passer six semaines à Saint-Malo, au temps de Pâques ; elle attendait ce moment comme celui de sa délivrance, car elle détestait Combourg. Un mois avant ce voyage, on en parlait comme d'une entreprise hasardeuse ; on faisait des préparatifs ; on laissait reposer les chevaux. La veille du départ, on se couchait à sept heures du soir, pour se lever à deux heures du matin. Ma mère, à sa grande satisfaction, se mettait en route à trois heures, et employait toute la journée pour faire douze lieues.

Lucile, reçue chanoinesse au chapitre de l'Argentière, devait passer dans celui de Remiremont : en attendant ce changement, elle restait ensevelie à la campagne.

Pour moi, je déclarai, après mon escapade de Brest, ma volonté ferme d'embrasser l'état ecclésiastique : la vérité est que je ne cherchais qu'à gagner du temps, car j'ignorais ce que je voulais. On m'envoya au collège de Dinan achever mes humanités. Je savais mieux le latin que mes maîtres ; mais je commençai à apprendre l'hébreu. L'abbé de Rouillac était principal du collège, et l'abbé Duhamel mon professeur.

Dinan, orné de vieux arbres, remparé de vieilles tours, est bâti dans un site pittoresque, sur une haute colline au pied de laquelle coule la Rance, que remonte la mer ; il domine des vallées à pentes agréablement boisées. Les eaux minérales de Dinan ont quelque renom. Cette ville toute historique, et qui a donné le jour à Duclos, montrait parmi ses antiquités le coeur de du Guesclin : poussière héroïque qui, dérobée pendant la Révolution, fut au moment d'être broyée par un vitrier pour servir à faire de la peinture ; la destinait-on aux tableaux des victoires remportées sur les ennemis de la patrie ?

M. Broussais, mon compatriote, étudiait avec moi à Dinan. On menait les écoliers baigner tous les jeudis comme les clercs sous le pape Adrien Ier, ou tous les dimanches, comme les prisonniers sous l'empereur Honorius. Une fois, je pensai me noyer ; une autre fois M. Broussais fut mordu par d'ingrates sangsues, imprévoyantes de l'avenir. Dinan était à égale distance de Combourg et de Plancouët. J'allais tour à tour voir mon onde de Bedée à Monchoix, et ma famille à Combourg. M. de Chateaubriand, qui trouvait économie à me garder, ma mère qui désirait ma persistance dans la vocation religieuse, mais qui se serait fait scrupule de me presser, n'insistèrent plus sur ma résidence au collège, et je me trouvai insensiblement fixé au foyer paternel.

Je me complairais encore à rappeler les moeurs de mes parents, ne me fussent-elles qu'un touchant souvenir ; mais j'en reproduirai d'autant plus volontiers le tableau qu'il semblera calqué sur les vignettes des manuscrits du moyen âge : du temps présent au temps que je vais peindre, il y a des siècles.

 


Partager

Permalien sur ce document

Permalien sur cette page

Vignette exportable
Envoyer par courriel

Blogs et réseaux sociaux

Ajouter à mes documents

null null null
Fermer